Le succès à long terme avec des stratégies gagnantes  - inscription gratuite !

Les meilleures stratégies Avec des stratégies adaptées, le poker devient très facile. Nos experts vous montrent comment y parvenir pas-à-pas. 

Des experts de talent Progressez avec des joueurs professionnels accomplis grâce à nos coachings live et sur

notre forum.

Argent réel gratuit
PokerStrategy.com est totalement gratuit. Et nous vous offrons en plus de l'argent réel gratuit.

Vous êtes déjà membre de PokerStrategy.com ? Connexion

Stratégie No-Limit BSS

No Tilt 2ème partie

» SUPPLEMENT

 

No Tilt 2ème partie

par MiiWiin

 

La semaine passée (No Tilt - 1ère partie), nous nous sommes penchés sur le thème du "Tilt" et avons abordé plusieurs mesures visant à prévenir celui-ci. Une attention toute particulière a été accordée à la préparation, à la sécurisation avant de jouer ainsi qu'au choix de la table.

Aujourd'hui cet article sera consacré à la «règle du Down », à la problématique de la gestion de bankroll et à ses effets sur notre propension au « Tilt ». Et à quelques autres facteurs également.

LA RÈGLE DE LA LIMITE DE PERTE

 

Si on sait que l'on n'est pas à l'abri du Tilt, alors il est souvent préférable de se fixer une limite de perte au-dessous de laquelle on quittera les tables.

Et ça n'a rien à voir avec le downswing : "Aujourd'hui c'est pas mon jour, j'ai vraiment la poisse…" est ici hors de propos.

Si l'on est capable de maîtriser le Tilt il est évidemment possible de se passer de cette règle. Mais en réalité qui peut vraiment s'exonérer de ce problème ?

Je trouve acceptable une règle qui fixerait la limite à 3 stacks perdus. Bien que cela puisse apparaître très conservateur à certains, et alors même que je ne me considère pas un comme un « tilter » de folie, c'est une règle que je prends à coeur. Si je suis à plus de trois stacks down je mets fin à la session !

Et la question n'est pas non plus de savoir si je joue mal aujourd'hui ou si je suis juste en bad run. Il est tout à fait possible que je débute ma session en précipitant mes rois sur une paire d'as, en perdant set contre set ou en me faisant destacker avec TopTwo contre une quinte dans un pot surrelancé. Et je pourrai très bien estimer que j'ai joué toutes ces mains de manière optimale. Je sais que c'étaient de méchants set-ups ou des bad beats. Ce sont des choses contre lesquelles je ne peux rien et qui font juste partie du Poker.

Une question que je me pose par contre : Comment ai-je fait pour perdre mon 4ème ou 5ème stack ? Bien que j'aie manqué de chance trois fois de suite en dépit d'un jeu optimal, est-ce que je jouais toujours mon « A-game » au moment de prendre la quatrième décision importante ? Ai-je été influencé par les les trois stacks perdus précédemment ? Ai-je commencé à surjouer des siuations marginales ? Est-ce que je n'ai pas cherché à forcer la chance ? Ne devrais-je pas plutôt interrompre la session, analyser les mains jouées et recommencer plus tard avec une motivation redoublée ?

Il est assez difficile de continuer à produire son « A-game » après avoir durement perdu 3 stacks de suite. Le Tilt n'a pas besoin d'être évident, il peut très bien s'agir de situations marginales pré-flop que j'aurais jouées autrement si j'avais été 100% tilt-free. Et qui m'emmèneront dans des situations compliquées au cours desquelles mon tapis se fera à nouveau décimer.

Combien de fois nous est-il arrivé d'avoir eu la poisse pendant une session complète, d'avoir repassé nos mains en revue et de nous être rendu compte que la dernière avait sans doute été jouée en état de Tilt. Cette prise de conscience devrait nous servir plus tard de signal d'alarme. Si je perds seulement un stack par semaine à cause du Tilt, quel effet cela aura-t-il sur mon Winrate ? Pour nous épargner les exercices de maths je laisse à chacun le soin de faire ses propres comptes.
Ne devrions nous pas tout mettre en oeuvre pour éviter de telles situations ?

Si on a souvenir dans son propre jeu de situations analogues, ne serait-ce qu'une session commencée avec 3 stacks down et qui à la fin nous en a coûté un ou deux de plus, alors l'observation d'une telle règle vaut de l'or.

Et il n'y a pas qu'au cours d'une session que cette règle peut nous préserver de mauvais downs. On ne compte plus le nombre de joueurs qui, après avoir perdu 10 stacks sur une session, se retrouvent dorénavant totalement paralysés par la peur. Celui qui n'a encore jamais lu ce genre de choses devrait aller risquer un oeil dans la section SOS downswing et autres soucis.

Mis à part le fait que je ne crois pas qu'une perte de 10 stacks consécutifs puisse être uniquement imputée à la malchance puisque, le plus souvent, ce sont des déviations par rapport au A-game et un manque de concentration sur certaines décisions qui auront amené à ce résultat, je suis absolument sûr qu'une chose pareille ne pourra jamais m'arriver.

Non pas que je me considère comme un bon joueur. Ou que je pense être à l'abri du Tilt. C'est juste qu'après trois stacks j'arrête les frais !

Je sais que le pire qui puisse m'arriver est de perdre 3 stacks (d'un point de vue strictement mathématique il est évidemment possible que j'en perde 4 puisque je quitte les tables après PLUS de trois stacks perdus).

Il m'est donc impossible de perdre une grosse partie de ma bankroll sur une mauvaise journée. C'est une forme d'autoprotection qui me convient bien.

De même, je dois m'empêcher de céder à la tentation de caller en tilt après un premier stack perdu. Si je n'ai joué que deux mains et que je sens que je commence déjà à bouillonner intérieurement, je dois être conscient du fait qu'au prochain stack perdu j'interromprai la session. Naturellement je considère ça comme une sorte de punition. Devoir finir une session après seulement quelques mains n'est pas facile. Mais c'est un mal nécessaire. Jamais de la vie je ne mettrai mon troisième stack en jeu à la légère. Cette règle m'a appris à ne jamais gambler un stack inutilement. Je me tiens à mon « A-game » ! Et si d'aventure je ne suis plus en état de continuer à jouer en restant concentré, c'est la règle qui prend le relais et qui me contraint à finir la session après trois stacks de perdus.

Si certains joueurs retrouvent ce problème dans leur propre jeu, je ne peux que leur recommander de tester cette règle. Si vous êtes contraint d'interrompre prématurément une session à cause d'un petit tilt vous ferez tout pour qu'une telle chose ne se reproduise pas.

LA GESTION DE LA BANKROLL

 

Le Bankrollmanagement (BRM) est l'une des conditions préalables essentielles pour devenir un joueur de poker gagnant. Les plus grandes capacités pokeristiques ne servent à rien si l'on se ruine en investissant tout son argent dans un coinflip. Bien sûr, les choses ne sont jamais aussi radicales mais à une échelle moindre ce cas de figure se produit malheureusement assez fréquemmment.

Il n'est pas question ici de faire de grands raisonnements mathématiques mais juste de se rendre compte de ce que le BRM peut apporter à notre problème du Tilt.
Un conseil de base veut que celui qui est sujet au tilt devrait avoir un BRM très conservateur. Cette règle n'est pas fausse mais elle n'est pas non plus aussi universellement valable que l'on pourrait le supposer.

Nous parlons dans cet article d'un Tilt « normal », du genre de ceux qui peuvent ariver à tout joueur de poker. Notre but ici devrait être de nous en protéger. Je ne peux pourtant pas me contenter de conseiller à tout le monde de suivre un BRM de 50 stacks, en espérant simplement que le Tilt vous laissera tranquille.

Fondamentalement il est évident que la perte d'un stack ne fera pas aussi mal à un BRM très conservateur qu'à un BRM très agressif. La question est donc la suivante : Est-ce que mon BRM influence mes décisions aux tables ?

Les différences entre un BRM conservateur et un BRM agressif sont évidentes : l'agressif montera vite de limite si tout va bien, mais redescendra tout aussi vite après la perte de quelques stacks. Beaucoup de joueurs ne s'en sortiront pas indemnes et ressentiront comme une défaite personnelle le fait de devoir à nouveau descendre de limite. Le conservateur au contraire aura besoin de beaucoup de temps pour passer à la limite supérieure mais il y restera plus longtemps en survivant plus facilement aux Downs éventuels.

Quelle est la meilleure approche ? Les deux types de BRM ont leurs avantages et leurs inconvénients. Si, avec un BRM agressif, je connais un gros downswing je devrai vite redescendre de limite. Mais si, avec un BRM conservateur, je rencontre le même downswing alors ça me coûtera bien plus d'argent. Est-ce que je deviens vraiment plus résistant au Tilt en devant digérer une perte de 10 stacks à ma limite haute?

En outre, on court le danger de ne plus se rendre vraiment compte de la valeur d'un stack. Si on a par exemple un BRM de 50 stacks, on peut en flamber quelques uns en un espace de temps très court. On se raconte des histoires, du genre : « même si je tilte, ça ne me coûtera pas trop cher. Il me restera toujours assez de stacks ». Et on légitime ainsi le fait d'en dilapider encore quelques autres. Après tout, c'est bien pour digérer plus facilement les badruns qu'on a choisi un BRM conservateur !
Mais est-ce vraiment le chemin à suivre ?

Le chemin correct, c'est de suivre un BRM avec lequel on est pratiquement sûr de ne jamais finir broke, qui nous permet de grimper les limites dans un temps raisonnable et qui nous oblige de temps en temps à en redescendre une. Il est inutile de jouer trop longtemps « overrolled ». Symétriquement, jouer « Underrolled » est également déconseillé. Si on pense que le BRM choisi a une influence sur son propre jeu, il est temps de se demander laquelle. Où est mon plus gros danger de Tilt ? Si je sais que chaque stack est très précieux ou si je pense que j'en aurai toujours bien assez ? Est-ce que je ne tilte pas moins si je sais que chaque perte de stack est doublement douloureuse ? Au contraire, peut-être ai-je vraiment besoin de la sécurité que m'apportent beaucoup de stacks en cas de pépin ?

Il n'y a pas de réponse générale, à chacun de se remettre en cause en fonction de ces différents points de vue.

Juste une dernière chose : si nous choisissons un BRM relativement agressif avec notre "règle du Down", que nous savons que nous ne pouvons pas perdre plus de trois stacks, que chaque stack est très précieux et qu'on n'a pas le droit d'en mettre un seul en jeu dans une situation visiblement EV-, est-ce que ça ne nous rend pas plus résistant au Tilt qu'avec un BRM conservateur à 50 stacks ?

NE PAS SE LAISSER PROVOQUER

 

En principe ça devrait être évident pour tous mais beaucoup de joueurs se laissent trop souvent aller à des propos incendiaires dans les Chats. Après quelques badbeats et peut-être aussi quelques commentaires idiots de vos adversaires la coupe déborde. Et les flingues sont de sortie.

On pique la mouche, on essaie de tourner son adversaire en ridicule et de s'imposer. Combien de fois ai-je vu des joueurs aller jusqu'à s'échanger leurs Winrates aux différentes limites, dans le seul but de montrer aux autres qu'ils n'ont pas affaire à n'importe qui.

Mais est-il bon de montrer à ses adversaires qu'on est un joueur gagnant ? A quoi cela sert-il d'effrayer les fishs ? Faut-il vraiment les offenser et les pousser à quitter la table et à laisser la place à des joueurs TAG ?

Quel besoin ai-je de les tuyauter sur leurs erreurs et d'en faire des joueurs plus réfléchis ?

Est-ce que j'ai vraiment besoin d'insulter un joueur TAG, juste parcequ'il a eu de la chance de toucher avec une main que j'aurais peut être jouée de la même manière ? La question primordiale au Poker : est-ce que c'est bien EV+ pour moi ? Est-ce que c'est EV+ de tilter sur les Chats ? Quel avantage cela me procure-t-il ?

Et si je n'arrive plus à m'arrêter, comment pourrais-je rester suffisamment concentré sur les autres tables pour y pratiquer mon « A-game »? C'est impossible ! Personne ne peut prétendre partir en vrille dans un Chat tout en maintenant son « A-game ». Celui qui part en vrille part aussi en Tilt et n'est évidemment plus en mesure de prendre de bonnes décisions, mûrement réfléchies.

Alors comment éviter ça ? Soit vous éteignez complètement le Chat soit vous vous astreignez à ne rien y écrire, mis-à-part de temps en temps un « nh » ou un « Hello » amical. Celui qui se rend compte qu'il redevient grossier en dépit de cette « muselière » auto-imposée doit en tirer toutes les conséquences. Notre but ici étant d'éviter le Tilt, éteignez moi ce Chat et mettez vous à jouer au Poker.

AUTOCONTROLE APRÈS LE JEU

 

Tant qu'on a la certitude de bien jouer on peut plus facilement traiter les swings et prévenir le Tilt. Mais qu'en est-il quand on n'est pas sûr de son jeu ? Chacun connaît sûrement les principaux points mais je ne peux quand même pas vous les épargner :

  • 1. Faire analyser ses mains

Faites analyser vos mains, à plus forte raison pendant les phases où vous n'êtes pas sûr de votre jeu. Et j'irai même plus loin : Punissez-vous vous-même à chaque Tilt. Sauvegardez toutes vos mains et postez-les dans le forum si elles vous ont fait perdre beaucoup d'argent. Laissez vous huer à chaque Tilt-call. Ensuite vous pourrez décider : soit ne plus poster et continuer à tilter. Soit arrêter les Tilts, à moins d'être prêt à récolter une volée de bois vert après l'autre.

Est-il désavantageux pour vous de laisser d'autres utilisateurs voir vos mains mal jouées ? Non! Vous apprendrez et eux aussi. Vous n'avez rien besoin de prouver à qui que ce soit. Vous voulez juste devenir un joueur à succès. Et ça ne coûte pas que du temps et de l'argent, mais aussi de gros efforts.

  • 2. Enregistrer des vidéos

Fait une vidéo, mettez-la dans le sous-forum dédié et prenez les critiques au sérieux. Et si vous avez joué de manière absolument épouvantable, rentrez vous le bien dans le crâne !

  • 3. Se laisser observer

Se laisser observer par d'autres joueurs est une très bonne idée. Peu importe qui regarde par-dessus votre épaule, le simple fait de devoir expliquer vos moves permet de laisser les « tilt-moves » au fond du sac. Peut-être même identifierez vous une nouvelle manière de jouer qui vous correspondra mieux et qui devra naturellement être transposée à vos futures sessions, celles que vous jouerez à nouveau seul !

CASHOUTS

Les cashouts aussi peuvent éviter le Tilt. On peut mal vivre le fait de devoir risquer tout ce qu'on a acquis à la sueur de son front, puisqu'en réfléchissant ainsi on anticipe en fait sa faillite prochaine. Et savoir que, dans le même temps, on a aussi beaucoup appris n'est pas une consolation. Il n'y a que la bankroll qui compte vraiment et si elle plonge la confiance en soi suivra le même chemin.

Cashoutez une partie de vos gains, achetez-vous quelque chose de bien, idéalement quelquechose qui restera à tout moment dans votre champs de vision pendant que vous jouerez au Poker. Peut-être un nouvel écran, ou alors un nouveau clavier (mais évitez quand même de vous acharner dessus en permanence). De cette manière vous avez plus facilement conscience d'être un joueur gagnant car ces objets ont tous été gagnés en jouant au Poker exclusivement – et tout ne peut donc pas aller aussi mal que vous le pensez.

» EN RÉSUMÉ

Chacun devrait essayer de se demander si l'un ou l'autre des point abordés ici ne s'applique pas à lui. Dans la réalité, la plupart des joueurs ont connu de telles expériences - elles appartiennent au quotidien du Poker. Peut-être qu'une de ces approches vous permettra à l'avenir de jouer plus libéré et de mieux vous consacrer à votre « A-game ».
Si c'est le cas, votre chemin vers une carrière de Poker victorieuse s'en trouvera vraiment dégagé.

 

Commentaires (7)

#1 syde23, 23/05/08 22h58

Thank you so much for this article! You can't imagine how important it has been to read those lignes for me...
THANK YOU!

=)

#2 0112200, 13/06/08 15h11

merci pour cet article !

#3 destakeuse, 29/01/09 04h43

un excelent article, une fois de plus, merci a vous pour ces conseils avisés !!!!

#4 Black69, 12/03/10 10h36

Trèèèès intéressant, j'ai bcp aimé la partie BR management.

#5 Lucas, 08/05/10 14h17

Si vous ne parvenez pas à visulaliser l'article dans son intégralité, faites un Ctrl+F5 pour rafraîchir la page qui devrait alors s'afficher correctement; bonne lecture.

#6 djconnexion, 11/10/11 13h08

super article merci!!

j'utilise cette fameuse règle du down et je trouve que ça évite pas mal de chose

#7 toppicot, 10/07/13 17h40

yop

article sur lequel je suis d'accord sur bcp de pts ^^

surtout sur la dernière partie : les "cashouts" XD

avantages : ça permet de relativiser un down (parce qu'on a déjà cashout par le passé, et qu'on ne s'est jamais broke (cf le passage "down de limite")

inconvénients : un cashout suivi d'un badrun/down/bgame ... ampute considérablement la BR, et induit la descente d'une voir deux ou trois limites le cas échéant ...

cela dit, le BRM reste l'une des clés, le plus important dans ce concept étant de ne pas être affecté par la perte d'un (ou plusieurs) BI, mais d'être suffisamment concentré et attaché à ce BI (afin de ne pas spew bêtement parce que ça ne représente rien)

IMHO