Self-management
par Matthias Wahls
| 1 2 |
Le poker est une véritable lutte contre soi-même ! Les dangers ainsi que les tentations de s'écarter du droit chemin sont partout.
Nous vous indiquons ici les pièges à éviter ainsi que la façon de renforcer votre maîtrise de vous-même. Les exemples utilisés sont tirés du Fixed Limit.
Le problème du bad beat
Un bad beat correspond au phénomène suivant : on joue une main de départ de très bonne qualité, on touche sa main sur le flop (ou bien on avait déjà une grosse paire), et au final on se fait battre par une main de second rang. La défaite lors d'un bad beat résulte d'une mauvaise décision de jeu de la part de notre adversaire.
Ne laissez jamais des expériences douloureuses vous écarter du droit chemin théorique !
On relance préflop avec AK, le small blind suit avec A6o. Le flop : A 6 2 rainbow. On a toutes les raisons du monde de se croire largement favori, et on perd contre une double paire. Le call préflop de l'adversaire était catastrophiquement médiocre.
Dans ce genre de situation, on a envie de s'arracher les cheveux. Perdre n'est déjà pas agréable, mais en plus contre un parfait imbécile... Pour peu que l'on soit victime de plusieurs bad beats consécutifs, nos nerfs sont mis à rude épreuve, ce qui à court terme peut avoir pour conséquences qu'on n'ose plus jouer de bonnes mains de façon agressive : « Je vais de toute façon être battu sur la river, mieux vaut ne pas investir trop d'argent ». Il s'agit naturellement d'une erreur. On gâche ainsi ses chances de gagner le plus d'argent possible avec de bonnes mains, et on permet aux tirages faibles de rester dans le coup et de nous battre une fois de plus.
Ne donnez pas de leçons à vos adversaire (vos clients) et surtout ne les insultez pas !
On est tenté de démontrer au joueur qu'il a mal joué (de lui faire la leçon) ou même de l'insulter. C'est compréhensible, mais c'est, d'une certain façon, complètement absurde. On reproche au joueur d'être un débutant, ou un mauvais joueur, et on se révèle en être un aussi, en commettant à son tour une erreur élémentaire de débutant. Donner des leçons à l'adversaire peut avoir les conséquences suivantes :
1. L'adversaire va s'améliorer, et devenir ainsi plus dangereux.
2. L'adversaire, qui n'était venu là que pour passer du bon temps, confronté à cet environnement farouche risque d'y voir un challenge et de développer une plus grande concentration.
Les insultes sont encore pires. Tout d'abord, c'est désagréable, mais surtout c'est stupide. Les mauvais joueurs sont les clients des joueurs de poker sérieux. Aucune personne sensée n'insulterait ses propres clients. Du coup, le joueur insulté, qui ne voulait que s'amuser, quitte la table, car le plaisir de jouer s'en est allé.
Gardez toujours une vision à long terme, une vue d'ensemble !
Il est essentiel de comprendre que les joueurs faibles vous procurent plus de profits par leurs calls non justifiés qu'ils ne vous causent de pertes par les bad beats. On veut que ces joueurs soient assis à notre table, et on veut qu'ils jouent exactement comme ils le font ! Il n'y a donc pas de quoi se mettre dans tous ses états quand ils touchent quelque chose de temps en temps.
| 1 2 |

