30.01.2012

Législation du poker en France, Italie et Espagne

Le week end dernier s’est tenu le « Legal Gaming Summit » à Londres. Suite à ce sommet, nous avons décidé de créer une nouvelle rubrique dédiée à la communauté française, italienne et espagnole, afin de vous donner une vision globale de l’évolution légale du poker en ligne en Europe.

En ce début d’année 2012, l’heure est au changement concernant la régulation des jeux en ligne. Historiquement, l’Italie et la France sont les deux premiers pays européens à avoir fait le choix de réguler le secteur des jeux en ligne respectivement en 2006 et 2010. Plus récemment, en Juin 2011 l’ARJEL (Autorité des Jeux en ligne) et l’AAMS (Administrazione autonoma dei monopoli di Stato) son équivalent italien se sont engagés par le biais d’un accord de coopération à « collaborer  pour défendre les objectifs de régulation et améliorer l’efficacité de leurs dispositifs respectifs ».

Retard à l'allumage pour l'Espagne

De son côté, l’Espagne, dont les premières licences devaient être délivrées en septembre et l’ouverture du marché effective au 1er Janvier, a finalement annoncé que l’échéance serait reportée au plus tard au 30 Juin 2012 du fait des nombreuses demandes d’agréments. Ce retard n’a en rien entravé l’Espagne dans cette course à la réglementation puisque le directeur général adjoint de l’autorité de régulation ibérique, Carlos Alfonso a annoncé sa volonté de se joindre à l’accord franco-italien avec pour objectif ultime le partage des liquidités de poker des 3 pays : « Après le Black Friday, personne ne veut opérer dans des ‘zones grises’ et une liquidité partagée nous permettra de créer un cadre réglementé plus fort en Europe. » Cependant, l’AAMS a précisé que le sujet du partage des liquidités n’avait pas été discuté.

 


De leur côté, la France et l’Italie continuent leur coopération comme l’atteste la déclaration de Francesco Rodano, le directeur de l’autorité italienne au « Legal Gaming Summit » de Londres : « La France et l'Italie ne peuvent pas réglementer toutes seules, par contre elles peuvent travailler ensemble. Nous rédigeons une liste, que nous échangerons, des salles qui opèrent dans les deux pays et qui ne respectent pas la loi. »


A bientôt pour une nouvelle news sur les marchés français, espagnols et italiens.