05.12.2011

Faites-vous des amis autour de la table : extrait du livre de Jonathan Little

Aujourd'hui, nous vous faisons partager un extrait exclusif du premier livre de Jonathan Little de PokerStrategy.com, The Secrets of Professional Tournament Poker Volume 1.

Jonathan Little
Fais toi des amis à la table, nous dit
Jonathan Little
 
Dans une partie de poker ordinaire, la plupart des choses qui se passent ne devraient pas être prises à titre personnel. Si la plupart des professionnels le savent, une majorité d'amateurs pense encore que le poker est un jeu où l’on est personnellement impliqué.


La plupart des joueurs tentent de faire perdre leur sang froid à leur adversaire pour que celui-ci les prenne en grippe et finisse par mal jouer.

Je cherche à faire exactement le contraire. Je fais en sorte que mes adversaires m'apprécient, en particulier ceux avec qui je joue le plus de pots. Pour arriver à cela, je lance de brèves conversations et je me montre aimable de façon générale.

Il est important de comprendre la façon dont les gens vont réagir au fait de jouer contre leurs tout nouveaux amis. Certains joueurs font abstraction du rapport amical et jouent comme si on ne se connaissait  pas : ils ont raison. 

Certains joueurs, et ce sont ceux-là que je vais exploiter, adoptent un jeu très transparent contre leurs nouveaux amis. C'est qui va me permettre de les écraser. 

Si votre nouvel ami se trouve sur votre droite, sur-relancez-le souvent et prétendez avoir une main forte s'il vous demande à quoi vous jouez. S'il est à votre gauche, en général il ne vous sur-relancera qu'avec une main haute.

En outre, il essayera rarement de vous mener en bateau post flop. Si l'un de vos nouveaux amis vous sur-relance, il est souvent préférable de lui laisser le coup, s'il jouait tight contre vous jusque-là.

Rares sont ceux qui essayeront de vous bluffer au milieu d'une conversation. Si vous êtes en train de parler de sa nouvelle maison au joueur sur votre gauche lorsque vous décidez de relancer, s'il vous sur-relance, c'est que sa main est forte dans la plupart des cas. Si vous arrêtez de vous parler pendant une quinzaine de minutes, en général le jeu redevient normal.

C'est pour cela que, de façon générale, il vaut mieux discuter plus en profondeur vers la fin de journée, quand les blinds sont les plus élevés. Un autre moment propice au bavardage est celui où votre tapis est petit : s'il ne vous reste plus que 10 Big Blinds, il vous faudra voler les blinds dans la plupart des cas.

Vous pouvez faire un commentaire du genre : "Je me mettrai en all-in seulement avec une paire forte ou AK."

Evidemment ça n'est pas vrai, mais beaucoup de gens, et vos amis en particulier, vous croiront et s'effaceront quand vous serez all-in.  

Il y a autre chose que je fais souvent quand un joueur essaye constamment soit de me sur-relancer, soit de voler mes blinds. Si quelqu'un relance ma blind deux ou trois fois d'affilée, en général je dis un truc comme : "Tu vas me piquer mes blinds à chaque fois hein ?"

En général, cela suffit à leur faire comprendre que je vais commencer à les sur-relancer, peu importe si c’est vrai ou pas. Un walk de plus au milieu d'un tournoi peut représenter un avantage énorme.

The Secrets of Professional Tournament Poker Volume 1, par le coach de PokerStrategy.com JonathanLittle est disponible en ce moment sur Amazon, et dans toutes les bonnes librairies.

Regardez les vidéos exclusives de Jonathan Little pour PokerStrategy.com
 (en anglais)